




|
Drunkdriver
''born pregnant'' LP (part
unknown) 2008
Mike Berdan (micro) – Kristy Greene (Guitare) – Jeremy Villalobos (Batterie) ![]() Recorded
in november 2007 by Benjamin Greenberg. A
se demander où la plupart d’entre
nous était fourrée début 2008
quand Drunkdriver enfanta, et
c’est peu de le dire, le
fulgurant et
menaçant ''born
pregnant''.
Premier recueil à neuf pattes toutes plus explosives les
unes que
les autres, ce
premier LP sort ainsi la tête et
s’offre
une tyrannie tellement soudaine que
la chute était bien évidemment prévisible. Mais en plein orgasme on ne se gratte pas ! Ce label, Parts Unknown ? Un de ceux qui ont des yeux à la place des couilles, car si on use correctement de nos lisses pupilles, on découvrira une collection chargée de recommandations pas si évidentes. Par ici le premier 7'' de Pissed Jeans ; aujourd’hui ça parait si certain avec ''king of jeans'', ou encore le LP ''the intern'' qui verrouillera l’illustre première gestuelle d’Homostupids pour un avenir nettement plus… rose ; il va de soit. Ajoutons une quantité d’autres bévues qui bourre la bouche de respect une fois à genoux. ''Born
pregnant''
est
donc le premier opus de ce trio guitare-batterie-cris d’une
méphistophélie si
dense, qu’elle
désamorce
instantanément tout combo usant de
vulgaires icônes, qu’ils
soient lucifériens ou
provocateurs. Et
même si le macaron de la face A vient un
temps soit
peu contredire cet élan provocateur
et iconographique par
une
douce
croix celtique sur l’étole caricaturale
d’un représentant
d’Elephant Man, j’aime
à penser que cette suave représentation n’est
que le fruit
d’une
éternelle saga qui bordel, se respecte ! Traditions, logos, l’art est à l’heure, ici et maintenant ; fléchissons l’échine devant les artworks de ces new-yorkais, et constatons que le vide et la laideur sont de rigueur. Premier
album, premier morceau ''ode'' !
Non ton saphir est quasi neuf, tout va bien, tout fonctionne et roule
comme sur des patins à glace. Riff
1 x 5, dans le rouge saturé, et break ; on
relance, mais cette
fois la voix de Michael Berdan entre en scène et tonne une
fondamentale de la
vie : ''I
always hurt''
! Non !! C’est
''I
hope
this hurts'' !! s’écriront
certains avérés…
Quoiqu’il en soit, le bavardage est en route et se déplie instantanément de son état fœtal. Des vomissures à outrance apportant un relief à cette no-musique d’un bordel et d’une violence innommable où tout reste (quasi) audible. Mais la dite no-musique est composée, bien volontiers structurée, plus qu’il n’y parait. Ici ou là on tente diverses descriptions pour identifier le style qui ne semble pourtant pas inédit. En s’équipant de bonne volonté on peut probablement twister des genoux, de bonheur s’envoler grâce à la perche qui s’englue par moment dans le Nil de ces dames, ou encore s’octroyer un hula hoop avec le multi soupirs qui dévirilise le mercenaire le plus couillu. Certains parlent de no-wave, de yes-wave ou les deux. Est-ce encore en vogue de parler de vague lorsque la seule mer existante est la sueur et la putride écume qui perle de ce trio aujourd’hui cuit ? Pour une réponse exhaustive voir avec l’immortel didactie éditrice de Paul Angoulvent qui définira avec rigueur l’étendue de la houle ! ''I
always hurt'' !
Et les titres s’enchaînent, montrent leurs narines
fumantes dès
la première seconde de vie ; des
mid tempo
déguisés derrière un sarcasme et une déprime vocale qui me laisse pantois ou tout sourire. Souvent saccadée, par moment trop chargée, le son de la guitare suffoque sur une batterie étrangement claire, et cette impression que les morceaux deviennent de plus en plus rouges, mais toujours pas inaudibles. Que d’impressions notables, plus Lourdes que jamais. Drunkdriver est un miracle ! Je me lève plus droit qu’à l’habitude, tel un invalide qui retrouve l’usage de ses pattes, prêt à culbuter d’une torride levrette amoureuse la chieuse de mes rêves : ''chérie j’ai retrouvé mes reins, j’ai retrouvé mes reins'' ! Mais en attendant ce fougueux moment le contentement sera de retourner… la face du disque et d’y découvrir l’intro de ''dick in a mousetrap''. Duveteuse métaphore, le miracle clérical au service du sexe n’est définitivement pas tolérable. C’est un sifflement à nu qui ouvre la face B, mais pas vraiment manière Blondin chez Leone. Putain, mais même un banal sifflement est enregistré de travers, celui-ci sature évidemment ; siffle un air à la con les lèvres collées au micro s’il te plait. Même recette que la face A, rien ne décroît, c’est exacerbé, et toujours dramatique comme cette glotte qui subit lesdéments ahhh, wwahhh sur ''women (the blues)''. Drunkdriver se payera l’orgie de terminer sur un morceau non loin des huit minutes, qui étrangement se griffe d’un master un peu plus bas que le reste de l’album. Mais ''cure for the common cold'' se rattrape haut les reins par un blessant final aussi singulier qu’ahurissant. ''
Songs about god, family and
girls that I used to fuck. I’d like to apologize to all of
them,
but the fact of the matter is, I’m not sure if I’m sorry. I wake up afraid pretty much every day because one of one of those three things. If you have nothing, you have nothing to lose. I have quite a lot and I think I’m being lied to. Thanks to everyone who’s still here. To those who have disappeared : uppers, alcohol, and a steady dose of network television have helped me rid my mind of you completely. We are all better off. '' Michael
Berdan
?
Subséquemment …
Mais alors ... En outre ... ?
Quelle
becquée a empli ces sorciers qui d’un coup
apparaissent comme des
magiciens
décérébrés, des
illuminés
à la hargne volcanique
gerbant par torrent une lave que je
connais, certes, mais ne
m’ayant jamais
rôti les sens de cette
manière ? "
We're a friend-band. Honestly,
I think we all really wanted to be in a band,
Reste à découvrir une discographie pour le moins téméraire : My
Chinese Sister
Tape (drone
errant)
2008 Et notons cet impeccable LP final et posthume. Galette autoproduite devant paraître sur Load Records, label illustre mais peu hardi. La triste et soi-disant sombre fin de Drunkdriver ne sera point livrée sur ces maigres pages. Les mœurs se meurent et c’est tant mieux !
-dwld- or buy a copy in the solitude mailorder !!!
Play
it loud !!! B. s don't forget that mpthree sucks euhhh rétrograde ! UNDER THE HOOVES OF SOME SILLY FAGGOT |












